mercredi 15 octobre 2014

stage de débardage organisé avec la FR CIVAM Limousin


 Le temps était de la partie pour ce stage de débardage organisé avec la FRCIVAM avec une mise en situation sur un chantier réel : la base de loisirs de la Minoterie à Uzerche. Pour l'entretien de cette forêt aménagée appartenant à la ville d'Uzerche, nous (enfin plutôt les ânes) nous sommes attelés à exploiter un frêne (diamètre 55 cm) menaçant de tomber et un chablis de tremble (diamètre 45 cm) empiétant sur une plate forme de camping. Nous avons aussi pu commencer l'exploitation d'un chablis de frêne.
 Les bois façonnés en un mètre ont été enlevés au traîneau (merci à Florence pour son prêt de traîneau) à raison de 0,5 à 0,75 stère par voyage suivant les conditions de pente et les grumes en traîne directe, les plus grosses cubant 0,75m3 (diamètre 40cm et 6 mètres de long). La difficulté dans les pentes n'est pas tant la traction que le maintien de la trajectoire de la grume pour éviter qu'elle ne roule et entraîne alors avec elle les ânes.
pour vous donner une idée de la pente !
Les plus petites grumes (jusqu'à 0,4 m3) ont  été traînées par Vidocq fidèle au poste au cordeau,puis nous avons pris la paire Rodéo-Rabolliot et enfin pour les plus grosses dans les talus, nous avons attelés à trois de front.
Ce stage fut très intense tant au niveau physique avec une efficacité remarquable que psychique avec des mises en situation nécessitant réflexion et concentration.
Encore une fois les ânes ont étonné les stagiaires par leurs capacités et leur dévouement.

La même pente à trois
Ewa (merci beaucoup) a pris des photos que vous pouvez retrouver en cliquant ici

samedi 13 septembre 2014

stage jeune âne, attelage à quatre

 Lors du stage jeune âne, nous avons travaillé avec 9 ânes de deux et trois ans, mâles et femelles dans différentes tâches: traction, avant train à trois, cordeau et mise à la voiture. C'est avec les deux femelles de trois ans (Ballerine et Bergère) que nous avons constitué la dernière matinée un attelage à quatre (deux jeunes avec Fifi et Némésis). Une première pour elles et .... pour Michel !


 vous pouvez voir plus de photos: cliquez ici

mardi 2 septembre 2014

Quatre journées de stage organisées avec la FRCIVAM Limousin

Suite au succès des journées de printemps et à la demande des stagiaires, nous avons programmé avec la FRCIVAM Limousin quatre journées de stage de traction asine. Le lieu de formation est Vernéjoux à Condat sur Ganaveix (19140).
Les deux premières seront dans la continuité de celles de printemps avec du menage appliqué à différentes situations et tâches. Elles sont programmées les 16 et 23 septembre 2014.
Les deux autres auront lieu les 13 et 14 octobre et seront consacrées au débardage avec la pratique sur un véritable chantier. Pour ces deux jours il y a des possibilités d'hébergement sur place.
Pour des raisons pratiques, le début des sessions est fixé à 9h30 ,.... l'horaire de fin dépend ..... des stagiaires.

Ces stages ont reçu un agrément du fonds de formation VIVEA et sont donc gratuits pour tous les cotisants ainsi que pour les futurs agriculteurs déclarés en phase d’installation.
Les sessions sont cependant ouvertes à tout autre personne moyennant une participation financière de 50 euros par jour.

Une attestation de stage sera remise permettant une demande de crédit d'impôt formation pour les chefs d'entreprise.
Pour tout renseignement, vous pouvez nous contacter au 05 55 98 08 02 ou  06 32 23 61 94 ou par mail formasine@gmail.com

dimanche 31 août 2014

première expérience de débardage pour Bernard

Bernard, qui est venu au stage débardage de printemps nous envoie ce petit texte (entre deux consultations !):

 Première expérience de débardage avec mes ânes ;c'est plutôt bien,  le petit que je croyais trop nerveux est devenu parfait et a travaillé comme un chef; le plus grand ,  qui a pourtant l'habitude de tirer une voiture aura besoin d'un  peu  de travail pour tirer les bois de grosse taille; petite séance pour la première fois ( de plus on a passé beaucoup de temps pour abattre l'arbre et pour  s'en approcher  après.

Montée dans le bois avec attelage en tandem ,le petit devant , portant en 40 kg  de matériel sur son bât  ,plus  la tronçonneuse + collier car je l'avais mis devant.

Dans le brancards  de l'arche de débardage le grand noir du Berry ( petit grand noir  du Berry de 1.30) , sur laquelle était attachée un échelle ,dont l'autre extrémité glissait sur l'herbe; la longueur du total était assez impressionnante

Le résultat fut fonctionnel ;les 2 tiraient bien.

La longueur complique un  peu pour marcher dans le bois.

Les ânes n'ont pas eu peur du gros chêne qui est tombé ( il était coincé dans un autre arbre et j'avais embauché un homme qui sait grimper)

Le chêne c'est vraiment lourd a débarder....; c'est pentu dans le bon sens  mais beaucoup moins qu'au moulin (de la minoterie où le stage s'est déroulé)


je vais faire adapter l'arche pour le travail en  paire( j'avais  déjà pensé à ton idée de brancards déportés , mais je n'avais pas osé ) et l'améliorer car j'ai mieux compris son utilisation ; et la faire renforcer car l'attache des brancard s'est tordue sur une coup   de collier; mais en paire ça va être plus large, mais sans doute plus facile à mener que le tandem.

Tes leçons ont été très utiles pour  réaliser le  travail et respecter la sécurité.


Je vais installer des crochets rapides partout quand j'aurai fait les réglages
les photos seront pour la prochaine fois.

Merci Bernard et nous attendons tes photos avec impatience

jeudi 21 août 2014

Vidéo de travail avec Kassine par Catherine



Nous avons réussi à exploiter la vidéo que Catherine nous a fait parvenir (merci beaucoup!) voici ses commentaires :
Nous travaillons avec Bali et les disques billonneurs de la Kassine pour créer les buttes sur lesquelles seront semés les haricots secs. Le travail est assez difficile, car il s’agit d’une parcelle qui a été ouverte par labour au printemps (donc assez compactée encore), et surtout, très très caillouteuse, même si préalablement au passage de la Kassine, nous avons sorti 7 benettes (de tracteur) de pierres.
Les rangs font environ 70 ml, ce qui est une longueur confortable pour Bali et pour nous car elle permet d’éviter les incessants retournements d’outils en bout de rang.
Il y a une pente faible sur une partie de la parcelle, plus forte sur une autre partie, mais malgré mes craintes de départ, Bali n’a pas de mal à emmener l’outil.
Je la mène toujours aux rênes longues, sauf pour la première butte que nous faisons au licol pour donner l’alignement pour les buttes suivantes.
Sur un travail assez engagé comme celui-ci, nous ne travaillons en général guère plus d’une heure et demie.

vous pouvez voir la vidéo en cliquant ici

mardi 12 août 2014

Catherine nous fait part de ses activités

Catherine est venue en stage ce printemps et nous donne des nouvelles de son activité avec ses ânes. Voici le texte qu'elle a écrit pour nous faire partager son expérience. Un autre message suivra avec une magnifique vidéo ... dès que j'arriverai à la télécharger. Merci à Catherine aussi pour les photos et place au texte:




Je suis installée à Faux la Montagne, à 700 m d’altitude sur le Plateau de Millevaches. J’ai réellement démarré mon activité à plein temps à la fin de l’année dernière. Je cultive des légumes de plein champ, principalement des légumes de garde et des haricots secs destinés à être transformés en conserves (soupes, haricots grains et légumes cuisinés).
Mon activité est très modeste, au vu des surfaces cultivées en légumes (2500 m² environ, incluant une rotation légumes/sarrasin) et au vu des moyens mécaniques et financiers dont je dispose.
Je cherche à pratiquer une petite agriculture vivrière, à subvenir aux besoins de ma famille et bien sûr à dégager du surplus pour pouvoir produire des conserves destinées à être vendues localement sur les marchés, par le biais d’épiceries associatives ou de regroupements de consommateurs. Je fabrique également sur les marchés des galettes de blé noir avec de la farine issue de sarrasin cultivé dans la région.
Pour la culture des légumes, je travaille avec Bali, mon ânesse de 8 ans. J’ai une Kassine que j’équipe principalement avec deux outils, le disque billonneur et le butoir, et une ancienne sarcleuse à 3 dents, très utile pour le désherbage entre les rangs.
J’ai deux autres ânes hongres, Gingko 3 ans, le fils de Bali et Hansi, 2 ans, arrivé il y a peu.
Lorsque j’ai commencé à travailler un peu avec Bali en traction animale il y a 4 ans, je découvrais à la fois les ânes et la traction animale. Je n’y connaissais absolument rien et il y a eu des gros moments de « flottement » (ou pire…). Cette saison est la première où j’ai vraiment travaillé régulièrement avec Bali. De plus, j’ai eu la possibilité entre février et mai cette année, de faire trois stages aux Anes du Gîte (débardage, attelage et éducation du jeune âne). Pour moi qui avais fait tout mon apprentissage asin quasiment seule, ça a été un vrai gros coup de pouce : la découverte de l’étendue des possibles avec les ânes en situation de travail, de l’importance des techniques de menage et aussi la possibilité d’échanger autour des ânes, avec Jean François, Armelle et les autres stagiaires, dans un contexte de grosse motivation de tous a été quelque chose de très précieux pour moi.
Pour ce qui est de mes ânes :
Bali commence à être bien rodée au travail sur buttes, les séances se passent de mieux en mieux. Il arrive encore certaines fois qu’elle fasse « n’importe quoi », mais lorsque c’est le cas, c’est presque toujours en période de chaleur. C’est une ânesse qui « a du coffre ».  Je la mène aux rênes longues pour la quasi-totalité des travaux et  j’ai cette année, la chance d’avoir l’aide de Christopher, récemment installé à Faux la Montagne et très intéressé par la traction animale qui me donne un coup de main à l’outil lors des séances de travail. En maraichage, je ne suis pas pour l’instant en capacité de travailler seule, c'est-à-dire de mener l’âne et de gérer l’outil. Je fais pas mal d’autres petits travaux avec Bali, un peu de débardage, attelage d’une remorque pour transport de bois ou de fumier, ballades, etc…
Gingko est quand à lui un âne d’un gabarit assez important, mais jeune encore. Il est très émotif et a peur de tout en ballade. Il y a encore un gros boulot d’éducation avec lui. Je le mène aux rênes longues mais chaque petit obstacle ou nouveauté au bord de la route est un très gros challenge pour lui… et pour moi. Malgré tout je pense qu’il a un gros potentiel, car très maniable, puissant et …. sympa, malgré son côté un peu « bourrin » et assez imprévisible ! On a sarclé des patates avec lui et on l’a attelé à la remorque. Là aussi, l’aide de Christopher est précieuse, car il est bien plus rassurant et pratique d’affronter certaines situations d’éducation à deux que toute seule.
Hansi est encore plus jeune, il est tout le contraire de Gingko, c’est un petit gabarit, assez posé et calme, qui fonctionne beaucoup sur la confiance. Si on lui dit qu’il peut passer quelque part, il passe… Pour l’instant je ne l’ai mené qu’au licol, cet hiver je le débuterai aux rênes longues … dès que j’aurai trouvé un collier et une bride à sa taille.
Pour ce qui est du travail en maraichage :
En début de saison, je prépare les terrains au tracteur (c’est un vieux tracteur 2 roues motrices) en attelant cultivateur puis vibroculteur. Cette année il a fallu ouvrir une prairie, j’ai demandé à un voisin de me faire un labour.
Lorsque les terrains sont prêts, les ânes entrent en scène : passage du disque billonneur pour la réalisation des buttes, éventuellement sous solage entre les buttes si le terrain est très compacté (1ère année de culture en général), puis désherbage avec l’outil pattes d’oie de la Kassine ou avec l’ancienne sarcleuse 3 dents, puis suivant les cas, buttage. L’opération sarclage puis buttage  ou sarclage seul se répète plusieurs fois dans la saison suivant les conditions météo et la pousse des adventices.
Je fais toujours un ou deux désherbages manuels sur les buttes, ce qui me prend beaucoup de temps et me fait apprécier l’efficacité des ânes pour le désherbage entre les buttes…
Mis à part le labour de départ, assez incontournable selon moi, j’essaye par la suite pour les travaux au tracteur, de travailler le sol en surface et sans retournement des horizons.
J’ai bien sûr le projet d’atteler Bali et Gingko en paire pour gagner de la puissance et entre autres faire avec les ânes un peu de préparation des terrains. J’ai déjà fait un peu d’étaupinage avec eux sur un pré de 2 hectares (en tractant un ancien cerclage de roue de charrette), mais l’émotivité de Gingko déteint sur Bali et pour l’instant je préfère éviter de les atteler ensemble et attendre que Gingko mûrisse un peu.
Je consacre bien sûr beaucoup de mon temps à la mise en place de mon activité et donc à la partie maraichage.
J’aimerai bien à l’avenir lorsque les choses seront un peu plus calées dans ce domaine et lorsque j’aurais acquis davantage d’expérience asine, proposer des petites prestations avec les ânes, sur des travaux divers ou aussi peut être dans le domaine de l’éducation de l’âne….


Vous pouvez vois d'autres photos en cliquant ici.

samedi 26 juillet 2014

Deuxième randonnée pleine lune, juillet 2014


 La lune était ronde,..mais les nuages ne ont permis que de l'entrevoir le temps d'une petite éclaircie ! La clarté était cependant là et nous a permis de randonner tranquillement sur ce parcours vallonné autour de Condat sur Ganaveix.

Bizarre ce temps dégagé à l'ouest avec un beau coucher de soleil et ses nuages menaçant à l'est.
Malgré cela, une vingtaine de randonneurs ont pu gouter aux joies de cette promenade au son des cloches où nous avons rencontré un nombre impressionnant de lucanes cerf-volant  et de vers luisants.
Merci à Jet, qui pour fêter sa première année d'installation en France, et plus particulièrement en Corrèze nous a offert un pot de l'amitié après cette promenade.
 Edwin et Jet nous ont envoyé des photos, pour les voir, cliquez ici

mardi 15 juillet 2014

Michel attèle avec un joug landais

 Michel nous raconte son expérience avec ses ânes attelés au joug landais de sa fabrication :



"Le joug je l'ai fabriqué avec l'aide d'un ami ébéniste qui a déligné les plateaux et réalisé les mortaises dans les montants. Le joug est en chêne. Les parties métalliques ont été réalisées à partir de pentures de portes ajustées à la demande.
J'ai réalisé de faux colliers en contre plaqué avec le côté extérieur articulé mobile pour le passage de la tête de l'âne. Le côté mobile est ramené et verrouillé par une cordelette en sommet de faux collier. Fixés sur le joug, les faux colliers reçoivent la partie extérieure dense du collier portugais en compression. Les colliers et faux colliers sont rendus solidaires par des bandes scracth (bientôt des lanières cuir). A chaque extrémité du joug, une barette verticale verrouille et sécurise l'ensemble.
Le timon du tombereau est également réalisé en chêne, taillé dans un montant/support de bat-flanc récupéré dans une démolition d'écurie.
Le tombereau (encore à l'état de prototype) est fabriqué à partir d'un chassis de remorque porte-motos (à essieu de 500kgs suspendu), dépouillé de tous ses organes électriques et sur lequel j'ai adapté un plancher et des côtés confectionnés avec de la volige en sapin. La caisse est fixe.
Le système de freinage est absent mais je dois rapidement doter le tombereau de cet organe de sécurité..... Pour l'instant nous travaillons à plat, tout va plutôt bien, mais sur des pentes ce serait moins facile à gérer sur le plan sécurité...
Le reculement doit être complété (il s'effectue aujourd'hui avec les colliers et le culeron, ce qui est un peu juste en charge et dans les pentes légères). Je pense adapter un système de ''ruson'' que l'on trouvait sur les gerbières, ces pièces métallique montées sur les brancards de la gerbière servaient, avec la barre de fesses, à retenir la charge. Ces ''rusons'' seraient montés sur la partie supérieure du timon pour ne pas blesser les ânes.
 
Aujourd'hui les ânes (onor -pyrénées GN du Berry -5 ans et boubou Croisement de pré - 4 ans) travaillent essentiellement à sortir le fumier d'une bergerie (environ 80 m3) et à le transporter à l'extérieur. J'ai une autre demande pour une chèvrerie plus grande (100m3 estimés).
Le chargement se fait à la main à trois personnes. 1m3 de fumier frais est transporté à chaque voyage sur environ 300m. Le vidage du tombereau se fait à l'aide de griffes. (Chargement 15mn - transport a/r 15mn - vidage 5mn). 3h matin, 2h a/m. si pas trop chaud, sinon pas l'a/m.
L'absence de basculement du tombereau n'est pas très pénalisante pour le voiturage du fumier. Néanmoins, il peut avoir son intérêt dans le cas du transport de sable, terre ou gravas...)
J'ai dans mes cartons une autre étude avec une remorque bagagère basculante... mais ceci est un autre projet pour la paire Grandou (avec un poil de Poitou 4 ans) et Basile (un peu plus de Poitou 3 ans), encore en éducation, parce que je vois bien mettre deux paires au joug en attelage à 4.
NB : le deuxième joug sera réalisé en acacia sur les conseils de mon ami ébéniste.
Les ânes ont également travaillé au joug à tirer des genêts arrachés à cheval pour les rassembler en tas (demande de particulier) et à sortir des branches de notre rivière locale, la Save (demande du syndicat de protection des berges)."



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