dimanche 31 août 2014

première expérience de débardage pour Bernard

Bernard, qui est venu au stage débardage de printemps nous envoie ce petit texte (entre deux consultations !):

 Première expérience de débardage avec mes ânes ;c'est plutôt bien,  le petit que je croyais trop nerveux est devenu parfait et a travaillé comme un chef; le plus grand ,  qui a pourtant l'habitude de tirer une voiture aura besoin d'un  peu  de travail pour tirer les bois de grosse taille; petite séance pour la première fois ( de plus on a passé beaucoup de temps pour abattre l'arbre et pour  s'en approcher  après.

Montée dans le bois avec attelage en tandem ,le petit devant , portant en 40 kg  de matériel sur son bât  ,plus  la tronçonneuse + collier car je l'avais mis devant.

Dans le brancards  de l'arche de débardage le grand noir du Berry ( petit grand noir  du Berry de 1.30) , sur laquelle était attachée un échelle ,dont l'autre extrémité glissait sur l'herbe; la longueur du total était assez impressionnante

Le résultat fut fonctionnel ;les 2 tiraient bien.

La longueur complique un  peu pour marcher dans le bois.

Les ânes n'ont pas eu peur du gros chêne qui est tombé ( il était coincé dans un autre arbre et j'avais embauché un homme qui sait grimper)

Le chêne c'est vraiment lourd a débarder....; c'est pentu dans le bon sens  mais beaucoup moins qu'au moulin (de la minoterie où le stage s'est déroulé)


je vais faire adapter l'arche pour le travail en  paire( j'avais  déjà pensé à ton idée de brancards déportés , mais je n'avais pas osé ) et l'améliorer car j'ai mieux compris son utilisation ; et la faire renforcer car l'attache des brancard s'est tordue sur une coup   de collier; mais en paire ça va être plus large, mais sans doute plus facile à mener que le tandem.

Tes leçons ont été très utiles pour  réaliser le  travail et respecter la sécurité.


Je vais installer des crochets rapides partout quand j'aurai fait les réglages
les photos seront pour la prochaine fois.

Merci Bernard et nous attendons tes photos avec impatience

jeudi 21 août 2014

Vidéo de travail avec Kassine par Catherine



Nous avons réussi à exploiter la vidéo que Catherine nous a fait parvenir (merci beaucoup!) voici ses commentaires :
Nous travaillons avec Bali et les disques billonneurs de la Kassine pour créer les buttes sur lesquelles seront semés les haricots secs. Le travail est assez difficile, car il s’agit d’une parcelle qui a été ouverte par labour au printemps (donc assez compactée encore), et surtout, très très caillouteuse, même si préalablement au passage de la Kassine, nous avons sorti 7 benettes (de tracteur) de pierres.
Les rangs font environ 70 ml, ce qui est une longueur confortable pour Bali et pour nous car elle permet d’éviter les incessants retournements d’outils en bout de rang.
Il y a une pente faible sur une partie de la parcelle, plus forte sur une autre partie, mais malgré mes craintes de départ, Bali n’a pas de mal à emmener l’outil.
Je la mène toujours aux rênes longues, sauf pour la première butte que nous faisons au licol pour donner l’alignement pour les buttes suivantes.
Sur un travail assez engagé comme celui-ci, nous ne travaillons en général guère plus d’une heure et demie.

vous pouvez voir la vidéo en cliquant ici

mardi 12 août 2014

Catherine nous fait part de ses activités

Catherine est venue en stage ce printemps et nous donne des nouvelles de son activité avec ses ânes. Voici le texte qu'elle a écrit pour nous faire partager son expérience. Un autre message suivra avec une magnifique vidéo ... dès que j'arriverai à la télécharger. Merci à Catherine aussi pour les photos et place au texte:




Je suis installée à Faux la Montagne, à 700 m d’altitude sur le Plateau de Millevaches. J’ai réellement démarré mon activité à plein temps à la fin de l’année dernière. Je cultive des légumes de plein champ, principalement des légumes de garde et des haricots secs destinés à être transformés en conserves (soupes, haricots grains et légumes cuisinés).
Mon activité est très modeste, au vu des surfaces cultivées en légumes (2500 m² environ, incluant une rotation légumes/sarrasin) et au vu des moyens mécaniques et financiers dont je dispose.
Je cherche à pratiquer une petite agriculture vivrière, à subvenir aux besoins de ma famille et bien sûr à dégager du surplus pour pouvoir produire des conserves destinées à être vendues localement sur les marchés, par le biais d’épiceries associatives ou de regroupements de consommateurs. Je fabrique également sur les marchés des galettes de blé noir avec de la farine issue de sarrasin cultivé dans la région.
Pour la culture des légumes, je travaille avec Bali, mon ânesse de 8 ans. J’ai une Kassine que j’équipe principalement avec deux outils, le disque billonneur et le butoir, et une ancienne sarcleuse à 3 dents, très utile pour le désherbage entre les rangs.
J’ai deux autres ânes hongres, Gingko 3 ans, le fils de Bali et Hansi, 2 ans, arrivé il y a peu.
Lorsque j’ai commencé à travailler un peu avec Bali en traction animale il y a 4 ans, je découvrais à la fois les ânes et la traction animale. Je n’y connaissais absolument rien et il y a eu des gros moments de « flottement » (ou pire…). Cette saison est la première où j’ai vraiment travaillé régulièrement avec Bali. De plus, j’ai eu la possibilité entre février et mai cette année, de faire trois stages aux Anes du Gîte (débardage, attelage et éducation du jeune âne). Pour moi qui avais fait tout mon apprentissage asin quasiment seule, ça a été un vrai gros coup de pouce : la découverte de l’étendue des possibles avec les ânes en situation de travail, de l’importance des techniques de menage et aussi la possibilité d’échanger autour des ânes, avec Jean François, Armelle et les autres stagiaires, dans un contexte de grosse motivation de tous a été quelque chose de très précieux pour moi.
Pour ce qui est de mes ânes :
Bali commence à être bien rodée au travail sur buttes, les séances se passent de mieux en mieux. Il arrive encore certaines fois qu’elle fasse « n’importe quoi », mais lorsque c’est le cas, c’est presque toujours en période de chaleur. C’est une ânesse qui « a du coffre ».  Je la mène aux rênes longues pour la quasi-totalité des travaux et  j’ai cette année, la chance d’avoir l’aide de Christopher, récemment installé à Faux la Montagne et très intéressé par la traction animale qui me donne un coup de main à l’outil lors des séances de travail. En maraichage, je ne suis pas pour l’instant en capacité de travailler seule, c'est-à-dire de mener l’âne et de gérer l’outil. Je fais pas mal d’autres petits travaux avec Bali, un peu de débardage, attelage d’une remorque pour transport de bois ou de fumier, ballades, etc…
Gingko est quand à lui un âne d’un gabarit assez important, mais jeune encore. Il est très émotif et a peur de tout en ballade. Il y a encore un gros boulot d’éducation avec lui. Je le mène aux rênes longues mais chaque petit obstacle ou nouveauté au bord de la route est un très gros challenge pour lui… et pour moi. Malgré tout je pense qu’il a un gros potentiel, car très maniable, puissant et …. sympa, malgré son côté un peu « bourrin » et assez imprévisible ! On a sarclé des patates avec lui et on l’a attelé à la remorque. Là aussi, l’aide de Christopher est précieuse, car il est bien plus rassurant et pratique d’affronter certaines situations d’éducation à deux que toute seule.
Hansi est encore plus jeune, il est tout le contraire de Gingko, c’est un petit gabarit, assez posé et calme, qui fonctionne beaucoup sur la confiance. Si on lui dit qu’il peut passer quelque part, il passe… Pour l’instant je ne l’ai mené qu’au licol, cet hiver je le débuterai aux rênes longues … dès que j’aurai trouvé un collier et une bride à sa taille.
Pour ce qui est du travail en maraichage :
En début de saison, je prépare les terrains au tracteur (c’est un vieux tracteur 2 roues motrices) en attelant cultivateur puis vibroculteur. Cette année il a fallu ouvrir une prairie, j’ai demandé à un voisin de me faire un labour.
Lorsque les terrains sont prêts, les ânes entrent en scène : passage du disque billonneur pour la réalisation des buttes, éventuellement sous solage entre les buttes si le terrain est très compacté (1ère année de culture en général), puis désherbage avec l’outil pattes d’oie de la Kassine ou avec l’ancienne sarcleuse 3 dents, puis suivant les cas, buttage. L’opération sarclage puis buttage  ou sarclage seul se répète plusieurs fois dans la saison suivant les conditions météo et la pousse des adventices.
Je fais toujours un ou deux désherbages manuels sur les buttes, ce qui me prend beaucoup de temps et me fait apprécier l’efficacité des ânes pour le désherbage entre les buttes…
Mis à part le labour de départ, assez incontournable selon moi, j’essaye par la suite pour les travaux au tracteur, de travailler le sol en surface et sans retournement des horizons.
J’ai bien sûr le projet d’atteler Bali et Gingko en paire pour gagner de la puissance et entre autres faire avec les ânes un peu de préparation des terrains. J’ai déjà fait un peu d’étaupinage avec eux sur un pré de 2 hectares (en tractant un ancien cerclage de roue de charrette), mais l’émotivité de Gingko déteint sur Bali et pour l’instant je préfère éviter de les atteler ensemble et attendre que Gingko mûrisse un peu.
Je consacre bien sûr beaucoup de mon temps à la mise en place de mon activité et donc à la partie maraichage.
J’aimerai bien à l’avenir lorsque les choses seront un peu plus calées dans ce domaine et lorsque j’aurais acquis davantage d’expérience asine, proposer des petites prestations avec les ânes, sur des travaux divers ou aussi peut être dans le domaine de l’éducation de l’âne….


Vous pouvez vois d'autres photos en cliquant ici.