vendredi 26 février 2016

stage maraîchage en traction asine, initiation

Que d'eau, que d'eau pour ces deux journées de découverte de la traction asine en maraîchage.
Nus avons quand même pu essayer quelques outils chez Martin, ( merci à lui de nous avoir fourni un terrain de jeu grandeur nature), mais surtout de mener des attelages et des ânes différents dans des configurations multiples.
Le dernier après-midi (impossible de renter dans le terrain tellement celui-ci était détrempé !) a été consacré à l'attelage à la voiture et au transport : récolte, outils,....Nous avons attelé différentes charrettes (petit tombereau, charriot suisse et benne derrière l'avant train).
Deux journées bien remplies qui se continueront du 15 au 17 mars où si le temps le permet, nous essaierons d'implanter une culture de pastel des teinturiers (Isatis tinctatoria, cette plante servant pour la fabrication des pigments du bleu charrette)  chez Félix.



Pour plus de photos, cliquez ici, merci Arnaud et Fred pour ces photos.

mercredi 10 février 2016

Flanelle du Gîte

Aujourd’hui, nous avons sortis les ânons sevrés depuis une quinzaine de jours. Pour Fusain et Fripon (7mois) un petit tour dans la cour a suffit.
Flanelle (8 mois) a reçu sa première leçon en longe avec Alice. Le but était simplement de la promener pour l'habituer et commencer à connaître le vaste monde et puis tous se sont pris au jeu (y compris Flanelle !) et on est arrivé à l'escalier .... qui n'a pas posé beaucoup de difficultés, pas plus que la bâche d'ailleurs !

pour voir la vidéo, cliquez ici

Un pas de plus, pelerinage d'Avignon à Rome

 Il y a maintenant deux ans, la "petite famille" Blaise qui sont en réalité 8, 2 parents et 6 enfants faisait un pèlerinage d'Avignon à Rome. Près de 80 jours de marche avec des ânes que nous leur avions choisis, Menelas et Totolitoto. Cette aventure fantastique est décrite dans leur blog: http://www.unpasdeplus.net/
Une magnifique vidéo est sur  http://www.unpasdeplus.net/un-pas-de-plus-en-images/videos/
merci à Quentin et Ingrid (et toute la maisonnée) de nous faire partager ces moments.

lundi 8 février 2016

transport de l'eau

En écho aux articles sur le transport de l'eau dans les pâtures, Aurélien nous envoie des nouvelles de Titus:
"Titus, mulet des Pyrénées dont la mère est percheronne, participe aux tâches de la vie quotidienne même dans les brancards!! Ce n'est que le début et il est encore un peu réticent à la mise à la voiture (un peu chatouilleux!!) mais il prend sur lui et une fois qu'il est parti c'est bon!
La relation de confiance instaurée lors du travail agricole et viticole a été à mon avis bénéfique pour la mise à la voiture car notre ami est d'un naturel émotif. Demi-tour sur place devant la fontaine, immobilité lors du remplissage des bidons, il progresse! les quantités transportées par voyage ne sont pas importantes mais ça permet de renouveler l'exercice pour bien assimiler les nouvelles taches."

samedi 6 février 2016

menage au cordeau

Pour tous les travaux à pied, les guides présentent le désavantage d’être « encombrantes » et  il y a souvent nécessité d’utiliser ses deux mains pour mener,rien que pour faire les reprises de guides. Il n’en reste donc pas de libre pour toutes les autres fonctions et Dieu sait si dans certains cas, elles sont nombreuses !
Le menage au cordeau avec une seule guide, appelé « cordeau » pallie à cet inconvénient. Le meneur a ainsi une main libre et peut passer de la main droite à la gauche tout en gardant le contact avec son animal.
Historiquement  cette technique apparue sans doute au XIXème siècle a connu son apogée (comme technique moderne) lors de la grande époque de la traction animale agricole (mécanisation sans moteur de l’agriculture) avant la seconde guerre mondiale. Elle était surtout utilisée dans les régions à forte tradition de traction chevaline, c’est-à-dire dans l’est et le nord de la France. Elle a perduré jusqu’à nos jours et bon nombre de meneurs, surtout les débardeurs à cheval, travaillent « au cordeau ».
Si un grand nombre de chevaux et de mules ont été attelés au cordeau, peu d’ânes ont été dressés spécifiquement. En 35 ans de carrière je n’en a vu qu’un seul en Bretagne ! Or cette technique est très intéressante pour tous les travaux à pied et peut très bien être mise en œuvre avec des ânes
Tout d’abord, il faut préciser qu’il s’agit d’une technique qui ne s’utilise qu’au pas et si elle est compatible avec des travaux attelés à une voiture utilitaire, elle n’est pas adaptée à l’attelage fût-il de loisir.
Le matériel


Le bridon est équipé d’un mors de bride, un « coup de poing » fait l’affaire et les fausses rênes sont attachées à la passe la plus basse. La gourmette est réglée comme pour des guides (passage de deux doigts quand les branches du mors sont dans le prolongement des montants).
Les fausses rênes (en cuir ou en cordage souple) passent par les clefs du collier. La clef de droite est située plus haute que la clef de gauche car le meneur est souvent à gauche. Le débattement des fausses rênes derrière le collier est d’environ 40 cm (suffisant pour un âne !).
Le cordeau en corde souple (attention au matériau qui brûlent les mains quand on travaille sans gants !) est attaché aux fausses rênes derrière le collier par un anneau (ou mousqueton) coulissant. Sa longueur varie en fonction des tâches à effectuer. Pour les travaux de débardage, il est nécessaire qu’il soit assez long (4m ou plus), sinon il faut l’adapter à l’outil.
Le menage
Tout d’abord, comme pour le menage aux guides, il est absolument nécessaire que l’âne soit appuyé sur son mors et « en avant », si possible calme et droit pour reprendre les principes de base de l’équitation.
La technique de menage consiste à utiliser un code physique par l’intermédiaire du cordeau pour donner les indications. Cela ne peut se faire que si l’âne est éduqué et qu’il comprend déjà  les ordres vocaux.
Pour s’arrêter, le meneur tout en donnant l’ordre d’arrêt, arrête de marcher et retient le cordeau.
Pour tourner à gauche, tout en donnant l’ordre vocal, le meneur en marche tend légèrement le cordeau jusqu’à ce que le virage soit effectué.
Pour tourner à droite, tout en donnant l’ordre vocal, le meneur en marche donne des petites saccades intermittentes jusqu’à ce que le virage soit effectué.
Pour reculer, tout en donnant l’ordre vocal et en prenant le palonnier, le meneur tire sur le cordeau jusqu’à obtenir un pas en arrière.
Il faut noter que la position et l’allure du meneur sont fondamentales dans cette technique de menage, il ne faut pas par une mauvaise position  « bloquer » les déplacements  de l’animal.
Dans tous les cas, et comme en attelage, une fois l’ordre effectué, on baisse l’intensité des aides (cordeau et voix) et on récompense l’âne (par exemple « c’est bien » ou « brave »)
L’âne
A priori tous les ânes sont aptes à être menés au cordeau. Il est néanmoins nécessaire qu’ils aient été éduqués dans cette optique.
L’apprentissage peut se faire directement au cordeau à partir de deux ou trois ans ou après un passage aux longues rênes. Plus l’animal est âgé, moins cela sera facile !
Enfin, il faut noter que le menage au cordeau, si il facilite la tâche du meneur, ne rend pas plus aisée la traction par l’âne, celle-ci ne dépendant que de l’outil ou de la charge.